Partager l'article ! Convertibilité du dirham :Libéralisation de la monnaie nationale: L'actualité de ce dernier trimestre au niveau international a été essentie ...
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L'actualité de ce dernier trimestre au niveau international a été essentiellement marquée par les conséquences de la crise immobilière aux Etats-Unis et les risques de crise
mondiale qu'elle pourrait engendrer ; et au niveau national par la constitution d'un nouveau gouvernement et le projet de Loi de Finances 2008 qui s'en est suivi et qui vient juste d'être adopté
par les deux Chambres parlementaires.
Ainsi, le Centre marocain de conjoncture (CMC) a sélectionné un certain nombre de thèmes marquants. Le premier est celui de la convertibilité du dirham. En effet,
après l'entrée en vigueur de nouvelles mesures à la fin du 1er semestre destinées à assouplir la réglementation des changes au Maroc essentiellement au niveau des opérations en capital, se pose
maintenant la question de savoir si le Maroc est en mesure de libéraliser totalement le dirham en permettant notamment la convertibilité des opérations encore soumises à autorisation et celles
interdites.
Nonobstant la bonne tenue des réserves en devises et l'assouplissement de la contrainte financière représentée par la dette extérieure, la conjoncture actuelle est marquée par la fragilité des
comptes extérieurs (poids du déficit commercial).
Dans ce contexte, une sortie massive de capitaux risquerait d'accélérer l'érosion des réserves de changes et induire des fluctuations de la parité du dirham.
Pour ce qui est de la crise financière qui agite les systèmes financiers internationaux, ses mécanismes ainsi que ses déterminants, le comité scientifique de l'Observatoire privé de l'économie
marocaine estime qu'elle trouve son origine dans la crise des «subprime» aux Etats-Unis durant l'été 2007, exacerbée par les cours record du brut de pétrole et la chute du dollar.
Cette crise a fait trembler les marchés et continue de présenter une menace sur la croissance. Et pour faire face à cette crise de crédit, les grandes banques centrales ont, un peu partout dans
le monde, injecté des milliards de liquidités sur les principaux marchés monétaires. Le Centre examine également à la loupe la politique de compensation des produits alimentaires, telle qu'elle
est pratiquée par l'Etat.
Le CMC insiste sur la nécessité de mener une réforme de cette politique dans la mesure où «initiée dans une perspective de régulation des prix par un mécanisme de compensation des coûts, celle-ci
(cette politique) s'est transformée en une simple subvention. L'objectif social a fini par prévaloir sur l'objectif économique et financier. Les subventions accordées (4% des dépenses
budgétaires) représentent un poids qui devient de plus en plus contraignant dans la gestion des finances publiques.
Les réformes initiées il y a quelques années sont restées inachevées.» Il y a lieu de se demander si celles qui sont en gestation seront à même de sortir la Caisse de cette impasse financière et
sociale. Le CMC propose à ce titre des alternatives et des pistes nouvelles à étudier.
La publication du CMC étudie l'impact de la réforme judiciaire sur l'entreprise. L'évaluation de la réforme des tribunaux de commerce et des règlements des contrats aux
échelles nationale et régionale apportent quelques éléments de réponse face à l'impact de cette réforme sur l'environnement. Enfin, les derniers thèmes étudiés sont consacrés à la bulle
immobilière et les incidences du changement climatique sur les options de croissance au Maroc, dans la mesure où il est vivement recommandé d'anticiper les difficultés à venir et d'organiser les
transformations du système productif de manière à permettre une plus grande maîtrise des chocs climatiques.
Par A.B | LE MATIN